05.09.2006

Véronique

Moi, fleur et torero, ayant virevolté toute la soirée, j'ai enfin, d'un dernier jaillissement, expédié le taureau dans le lac. L'effarant triomphe ! Le rire se désarticule, le corps se fait excuse. Fini le toréro, plus de fleur, il est temps de rendre la main aux géants familiers. Je retourne à l'ombre amie, un verre de vin chaud serré contre le ventre, le regard accoté au futur, nichée dans le silence.

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