03.02.2006
Au pays où les Lamborghini sont des tracteurs
Parce que c'était un petit déjeuner au sommet d'une colline ensoleillée, parce que la lumière et la douceur de l'air nous sacraient rois de l'été, il était inconcevable de manger autre chose sur nos tartines que de la confiture d'abricot. Elle seule, par sa couleur et son éclat, pouvait s'accorder à notre humeur. Hélas, elle attirait également des dizaines de guêpes, coruscantes et sonores, au fond parfaitement adaptées à l'instant elles aussi, mais qui déclenchaient néanmoins angoisses et gesticulations.
Comment éviter la déconfiture ?
Sur le quatrième côté de la table, à la place de l'absent (à lui la grasse matinée, à moi la sieste), nous avons tenté une offrande : quelques quignons généreusement garnis dans une zone paisible, loin des mains virevoltantes et des mâchoires énergiques. Ingénieuse trouvaille ! Un brin de sérénité vigilante par ci, moins d'agressivité qu'on ne le dit par là, nous finîmes en commensaux tolérants.
23:05 Publié dans C.I. | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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